Les conditions
L'examen est ouvert aux instituteurs et professeurs des écoles justifiant, au 31 décembre de l'année de l'examen, d'au moins cinq années de services d'enseignement.
Guide à jour · réforme 2021
Devenir maître formateur, c'est passer un certificat qui a changé de visage : depuis 2021, plus de mémoire ni d'admissibilité, tout se joue sur deux épreuves de terrain. Voici le guide clair et à jour du CAFIPEMF, écrit par un professeur des écoles : le métier, les conditions, le détail des deux épreuves, le barème, les erreurs à éviter et une vraie méthode pour vous préparer.

Beaucoup de professeurs des écoles arrivent au CAFIPEMF avec une idée fausse de l'examen, parce que la plupart des pages qui en parlent décrivent encore l'ancien format. Depuis la réforme de 2021, le mémoire professionnel et l'épreuve d'admissibilité ont disparu. Le certificat repose désormais sur deux épreuves d'admission qui se passent en situation réelle, l'une dans sa propre classe, l'autre en observant un collègue.
Ce guide fait le tour complet de la question : ce qu'est le métier de maître formateur, qui peut se présenter, ce qui a changé avec la réforme, le détail précis de chaque épreuve, le barème, les erreurs qui coûtent cher et la manière de se préparer sans se disperser. L'objectif est simple : vous faire gagner du temps avec des informations exactes et actuelles.

Le maître formateur, souvent désigné par le sigle PEMF, est un professeur des écoles qui garde une classe tout en accompagnant d'autres enseignants. Il tutore des professeurs stagiaires, mène des visites-conseils, anime des temps de formation. C'est un métier de transmission, adossé à une expertise de terrain qui reste vivante puisqu'il continue d'enseigner.
Le CAFIPEMF est d'abord un titre, qui reste acquis. La fonction, elle, s'exerce le plus souvent sur un poste à tiers-temps de décharge : une partie du temps en classe, une autre dédiée à la formation. Les modalités précises d'affectation dépendent des postes ouverts dans le département.
On passe le CAFIPEMF pour transmettre, pour sortir de l'isolement de sa classe et pour peser sur la formation des collègues. C'est aussi une étape qui structure un parcours : la préparation oblige à mettre des mots sur ses gestes professionnels, ce qui profite directement à sa propre pratique, reçu ou non.
Le fil rouge des deux épreuves est le même : la capacité à analyser une pratique de classe, la sienne comme celle d'un autre. Ce n'est pas la perfection d'une séance qui est évaluée, c'est la lucidité avec laquelle on sait la regarder et en parler.
Conditions
L'examen est ouvert aux instituteurs et professeurs des écoles justifiant, au 31 décembre de l'année de l'examen, d'au moins cinq années de services d'enseignement.
Elle se fait auprès du recteur de l'académie où l'on exerce, l'année scolaire précédant l'examen. Le candidat se déclare aussi auprès de l'IEN de sa circonscription.
Le candidat inscrit bénéficie d'une visite-conseil d'un inspecteur de l'éducation nationale, qui donne lieu à un compte rendu qui lui est communiqué.
Le candidat inscrit bénéficie d'une formation de cinq semaines non consécutives, réparties de juin à décembre : environ trois semaines d'observation et de pratique accompagnée auprès d'un maître formateur ou d'un conseiller pédagogique ; deux semaines sont assurées avec l'Inspé et l'académie. C'est un vrai temps de préparation, à ne pas négliger.
Le point clé
L'arrêté du 4 mai 2021 a simplifié l'examen en profondeur. Si vous tombez sur un témoignage qui parle de mémoire à soutenir ou d'épreuve d'admissibilité à passer, c'est qu'il décrit l'ancien format. Voici le repère.
Avant 2021
Depuis 2021
Le message tient en une phrase : le CAFIPEMF ne s'évalue plus sur un écrit long préparé chez soi, mais sur ce que vous savez faire et analyser en situation. Toute votre préparation doit viser cela.
Épreuve 1
La première épreuve se déroule dans votre classe. Elle enchaîne un temps d'enseignement et un temps d'analyse, chacun d'une heure. La séance compte, mais c'est souvent l'entretien qui fait la différence.
Le candidat conduit une séance ordinaire dans sa classe, en français ou en mathématiques, devant le jury. On n'attend pas un numéro d'exception, mais une séance solide, réfléchie, qui fait vraiment apprendre.
Immédiatement après, le candidat analyse sa propre séance devant le jury : ses objectifs, ses choix didactiques, ce qui a fonctionné, ce qu'il ferait autrement. C'est le cœur de l'épreuve, souvent plus décisif que la séance elle-même.
Vous choisissez votre domaine, en français et activités langagières ou en mathématiques et construction du nombre. Le bon critère n'est pas la matière la plus impressionnante, mais celle où vous êtes le plus solide sur le plan didactique. Une séance ordinaire bien maîtrisée se défend mieux qu'une séance ambitieuse mal tenue.
Pendant l'entretien, le jury attend une vraie analyse didactique : pourquoi cet objectif, cette situation, ce moment de différenciation, cette relance. Savoir nommer les obstacles d'apprentissage et les étayages mis en place compte plus que de raconter le bon déroulement. C'est là que différencier en classe devient un atout démontrable.
Outiller sa séance vitrine
Si vous choisissez la construction du nombre, les widgets de tableau d'Iniprof (boulier, numération, comptines à compter) permettent une séance manipulable et lisible pour toute la classe. Et la préparation pédagogique structure votre fiche de séance.
Épreuve 2
La seconde épreuve évalue votre posture de formateur. Vous observez la séance d'un autre enseignant, vous l'analysez avec lui, vous rédigez un rapport de visite de deux pages, puis vous présentez votre analyse au jury. Quatre temps, une seule compétence : aider un collègue à progresser.
Le candidat observe une séance assurée par un autre enseignant (souvent un professeur débutant) puis prend des notes en vue de l'accompagner.
Il mène un temps d'échange avec l'enseignant observé : faire émerger l'analyse, pointer les réussites, dégager une ou deux priorités de travail.
Il rédige un rapport de visite de deux pages au maximum : une analyse de la séance, des conseils hiérarchisés, appuyés sur les ressources institutionnelles.
Il présente son analyse et son rapport au jury, qui évalue sa posture de conseil et sa capacité à accompagner un collègue vers le progrès.
C'est le saut le plus difficile. Un enseignant corrige ; un formateur fait analyser. On ne reprend pas la classe du collègue observé, on l'aide à mettre des mots sur ce qui a fonctionné et sur ce qui mérite d'être retravaillé. La bienveillance n'empêche pas l'exigence, elle la rend audible.
Le rapport tient en deux pages, ce qui oblige à trier. On y trouve le contexte de la séance, une analyse des réussites et des points de vigilance reliés aux apprentissages, puis une ou deux priorités de progrès clairement hiérarchisées. Une bonne trace écrite garde d'ailleurs sa valeur au quotidien, comme un cahier journal bien tenu.
Le kit rapport de visite est gratuit : grille d'observation, trame en deux pages et banque de 40 formulations de conseil. Il arrive directement dans ton espace, prêt à remplir : récupérer le kit.
Le barème
La règle est simple, mais elle ne pardonne pas une épreuve ratée. Il ne suffit pas d'avoir la moyenne au total : il faut la moyenne à chaque épreuve.
| Épreuve | Notée sur | Minimum requis |
|---|---|---|
| Épreuve 1 · pratique de classe | 20 points | 10 / 20 |
| Épreuve 2 · accompagnement | 20 points | 10 / 20 |
| Total pour être reçu | 40 points | 20 / 40 |
Autrement dit, une note inférieure à dix sur vingt à l'une des deux épreuves empêche la validation, même si le total atteint ou dépasse vingt sur quarante. Il n'y a pas d'épreuve à sacrifier.
À éviter
Les jurys et les organismes de préparation reviennent toujours sur les mêmes écueils. Les connaître à l'avance vous évite de les commettre le jour de l'épreuve.
À l'épreuve d'accompagnement, reprendre la classe à la place du collègue ou lui faire la leçon : le jury attend un formateur qui aide à analyser, pas un enseignant qui refait la séance.
Raconter minute par minute ce qui s'est passé sans jamais expliquer pourquoi. L'analyse commence quand on relie un geste professionnel à ses effets sur les apprentissages.
Une analyse qui ne s'appuie sur aucun texte, aucun repère de progressivité, aucune ressource officielle reste une opinion. Le jury attend un propos étayé.
Lister dix remarques de même niveau noie le message. Un bon conseil de formateur dégage une ou deux priorités réalistes, atteignables par le collègue.
À l'entretien de l'épreuve 1, défendre sa séance sans jamais reconnaître ses limites. Savoir dire ce qu'on ferait autrement est un signe de maturité professionnelle, pas de faiblesse.
Chaque académie précise ses modalités et son calendrier. Se fier à un témoignage d'il y a cinq ans, souvent écrit avant la réforme, fait perdre un temps précieux.
Méthode
Puisque les deux épreuves évaluent l'analyse de pratique, c'est elle qu'il faut travailler en priorité. Prenez l'habitude, après chaque séance, de vous demander ce qui a fait apprendre et pourquoi. Cet entraînement quotidien vaut mieux que n'importe quelle révision de dernière minute.
Demandez à assister à des séances de collègues et à en discuter. Sollicitez la visite-conseil et la formation d'accompagnement prévues par votre académie. Plus vous vous exercez à observer autrui, plus la posture de formateur devient naturelle le jour de l'épreuve 2.
Une analyse solide s'étaie sur les programmes et les ressources institutionnelles. Reliez toujours vos conseils à un cadre. Et n'oubliez pas que le CAFIPEMF est une facette d'un métier de professeur des écoles qui se construit dans la durée.
L'approche Iniprof
Iniprof n'est pas une prépa au concours et ne remplace ni votre formation ni votre analyse. Ce qu'il fait, c'est vous faire gagner du temps là où c'est possible : préparer une séance vitrine claire et tenir vos documents au propre.
Des widgets de tableau pour la construction du nombre : boulier, numération, comptines à compter, manipulables devant la classe.
Une préparation structurée qui anticipe objectifs, obstacles et différenciation, prête à présenter au jury.
Conçu en classe, par un professeur des écoles, hébergé en France. On ne promet que ce qui existe vraiment.
Iniprof outille votre séance et vos documents ; l'analyse, la posture de formateur et la réussite à l'examen restent votre travail. Le kit rapport de visite pour l'épreuve 2 sera proposé gratuitement ; l'essentiel de l'appli est gratuit, le détail est sur la page des tarifs.
Questions fréquentes
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✎ Cap sur le maître formateur
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